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Quand deux passions s’entrechoquent pour mieux rebondir ensemble

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Comment la plongée et la photographie sont venus à moi ? 

Tiens, c’est bien une question qui mérite d’avoir une réponse! Surtout que depuis le temps que je partage mes photos de voyage et que je raconte mes émerveillements sous l’eau, voici ma petite histoire et comment tout cela a débuté.

Tout commença en décembre 2012, j’étais en Australie, plus précisément à Green island, une île qui, porte d’ailleurs, bien son nom. C’était le jour de mon anniversaire (mes 25 ans) et j’avais décidé de faire une excursion de snorkeling non loin de Cairns. Alors que je me trouvais sur le bateau et prête à aller explorer les fonds marins mais en surface, j’ai aperçu toute une équipe de plongeurs qui s’apprêtait à descendre. A ce moment-là, cela ne me faisait ni chaud ni froid, au contraire, j’étais complètement insensible à la plongée et plutôt peureuse. Je me disais : Moi ? Descendre là en bas ? Non, pas possible, jamais j’irai là-dessous ! Je dois avouer que cela me fichait une trouille pas possible rien que de m’imaginer avec des litres d’eau au-dessus de moi, et respirer avec une bouteille. Très peu pour moi et donc je suis partie faire mon snorkeling. A mon retour sur le bateau, j’étais contente d’avoir vu les petits poissons nager partout mais quand j’ai entendu LE seul et unique mot qui a tout changé : We saw a sea turtle ! Je me suis dit: Ah non! C’est pas possible, ils ont vu une tortue! Moi aussi, je veux en voir une! Très gamine, je dois l’avouer! D’avoir entendu cela, en l’espace d’un instant, toutes mes questions et mes appréhensions se sont envolées comme par magie car voir une tortue c’était une envie que j’avais depuis longtemps; bon je n’irais pas jusqu’à dire que c’était un rêve mais presque. Après notre journée à flâner sur l’île, à faire du snorkeling, il était venu temps de retourner à Cairns. Cette idée de me dire que je pouvais voir une tortue et plein d’autres animaux marins en bas à x mètres de profondeur, cela commençait à me trotter dans la tête, alors j’ai commencé à me renseigner sur les prix, la durée du premier niveau en plongée mais en étant en Australie et voyant les prix exorbitants, il était clair que ce n’était pas dans mon budget voyage. C’est, donc, triste que j’ai tiré un trait sur la plongée et que j’ai poursuivi mon voyage en Australie.

C’est la Thaïlande que j’ai choisi pour ma première arrivée en Asie du Sud-est, j’ai visité ce pays en partant de Bangkok et en montant sur Chiang Mai passant par Sukhothai et Ayutthaya. A mon retour à Bangkok par le train de nuit depuis Chiang Mai, un soir je me suis retrouvée dans la plus populaire des rues de Bangkok, entre autre, Khao San Road. C’est dans la rue parallèle à Khao San Road que je me suis retrouvée nez à nez avec une agence d’un grand centre de plongée sur l’île de Koh Tao, dans le Golfe de Thaïlande. N’étant pas insensible aux signes de la vie, je me suis dit que si je m’étais retrouvée devant cette agence c’est que je devais y entrer et aller me renseigner. Je tiens à préciser qu’à ce moment là de mon voyage en Asie du Sud-Est, j’avais totalement mis de côté la plongée, je n’y pensais plus. Donc, après tout, pourquoi ne pas y entrer pour simplement demander des renseignements, cela ne coûte rien, en finalité. Il faut dire qu’il ne me restait exactement plus qu’une semaine à combler dans mon voyage avant de retourner en Suisse. Alors, je rentre dans l’agence et une dizaine de minutes plus tard, j’en suis ressortie avec ma réservation dans les mains. Koh Tao me tendait les bras avec une jolie découverte mais ça, j’en savais encore rien. Ce qui était sûr est que je devais me rendre à Koh Tao pour faire mon baptême de plongée. Let’s go!

Le jour du départ, j’ai pris toutes mes affaires soit mes deux sacs à dos, mon appareil photo et j’ai embarqué dans le bus de nuit à destination du ferry à Chumphon. Il était 21h00 quand le bus est parti de Bangkok non loin de la rue de Khao San, dans celui-ci un monde pas possible qui se rendait aussi à Koh Tao mais aussi sur les autres îles du Golfe de Thaïlande (Koh Samui et Koh Phangan). On pouvait les distinguer avec la couleur de l’autocollant spécifique à chaque île, soit bleu pour Koh Tao, orange pour Koh Phangan et rouge pour Koh Samui. On savait qui allait sur quelle île. Arrivée à 5h00 du matin à Chumphon après une nuit pliée en quatre sur un siège inconfortable, c’est donc la tête dans les choux que je suis descendue du bus, j’ai pris mes affaires et j’ai attendu que l’on puisse faire le check-in pour le ferry soit 1 heure après. Nous embarquions à 7h00, et en attendant j’en ai profité pour manger quelque chose. Arrivée à destination (enfin), j’ai très vite compris que cette île était la mecque de la plongée au vu du nombre de backpackers qui débarquaient du bateau. Très peu pour moi qui a horreur du monde, je me suis sentie très vite étouffée sur cette petite île avec une concentration de centres de plongée tous les deux mètres. En plus, je ne m’étais pas rendue compte que j’avais réservé dans le plus grand centre de plongée de l’île, là aussi très peu pour moi qui préfère de plus petites structures plus familiales, mais bon, je me suis dit que cela allait bien se passer et ça été le cas.

Le lendemain, les cours ont commencé et pendant 4 jours j’ai découvert le monde sous marin. Au début, nos professeurs, nous on fait commencer dans la piscine de l’hôtel pour que l’on puisse apprendre à respirer sous l’eau et là, soudain: l’émerveillement. Faisant de la natation depuis mes 9 ans, j’ai un rapport avec l’eau qui est particulier car dès que je me retrouve dans l’eau, je suis dans mon élément. Alors imaginez pouvoir respirer sous l’eau, la 1ère fois ça été juste un moment de pur bonheur. Incroyable! Je pense que n’importe quelle personne adorait respirer sous l’eau qu’elle aime ou pas nager. C’est une expérience très particulière, il faut quand même le dire, mais que j’ai adoré et que j’adore toujours autant. Alors comme une gamine, je suis remontée à la surface toute excitée et avec qu’une envie qui était de pouvoir y retourner tout de suite. Cela a été le cas le lendemain, et cette fois-ci dans la mer.

Quatre jours, c’était la durée pour obtenir l’Open Water, le premier niveau en plongée. N’y connaissant rien, au départ, je pensais vraiment faire un baptême de plongée et je m’étais dit que c’était super attrayant 4 jours avec 8 plongées pour un baptême sauf que je participais aux cours pour obtenir le certificat Open Water Diver, alors quand j’ai compris cela, j’ai commencé à paniquer. Vous allez vous demander pourquoi, je vous explique. J’ai toujours une tendance à me mettre une pression de dingue pour pas grand chose qui fait que je perds vite mes moyens, et pour la plongée cela a été pareil et cela s’est accentué surtout après n’avoir pas pu descendre pour la première plongée à 12 mètres. J’ai eu un problème à l’oreille qui m’a empêché d’aller plus bas, impossible à la déboucher. J’avais beau balancer ma tête de gauche à droite, me pincer le nez et souffler, rien n’y faisait, impossible de continuer à descendre car cela me provoquait des douleurs insoutenables. Malgré les directives de mes professeurs, j’ai dû remontrer sur le bateau. Tellement triste, je me suis dit que c’était fichu, que j’allais devoir me contenter de voir tout le groupe avec qui j’étais, plonger sans que je puisse y aller. Mais contre toute attente, j’ai pu redescendre à la suivante et aux autres. Trop bien!!

Après mes 4 jours de plongée avec la découverte de nouvelles sensations, d’un autre monde si apaisant et en même temps si vivant, une chose certaine m’a été transmise: la passion de la plongée et j’en remercie mes instructeurs. Car depuis que j’ai mis la tête sous l’eau, je n’ai qu’une envie qui est d’y retourner et cette fois-ci avec mon matériel photographique.

Comme les rencontres ne sont jamais le fruit du hasard, jamais j’aurais pensé qu’en me rendant en Espagne, en 2009, à Malaga, j’allais avoir un déclic pour la photographie, et ce, malgré que mon père y était, déjà, depuis plusieurs années. Avant ce séjour en Espagne, la photo ne m’intéressait pas du tout, et c’est pourtant lors de ce séjour que j’ai fait la connaissance d’Eva qui m’a montré le style de photos qu’elle faisait, les effets et les compositions de ses clichés. Son travail m’a tout de suite plu, et m’a donné envie de saisir un appareil et de me lancer dans la photo.

C’est alors 3 ans après, en 2012, avant mon départ pour mon voyage solo que mon papa m’a offert mon tout premier appareil photo reflex, un canon 1000D qui m’a suivi dans ce voyage. C’était LE cadeau dont je ne m’attendais pas à recevoir et qui m’a permis de débuter en photographie. Je me souviendrais toujours de ce que mon papa m’a dit le jour de l’achat après lui avoir demandé de m’apprendre un peu à manier un appareil : « Il te suffira simplement de cliquer sur le bouton, tu apprendras par toi-même ». Sur le moment, je suis restée bouche-bée ne m’attendant pas à cette réponse mais avec le temps et du recul, je comprends maintenant sa réponse. Finalement, c’est en prenant des photos que, en effet, on apprend non seulement à manier un appareil photo mais que l’on apprend surtout à observer, et à regarder ce qui se passe autour de nous pour capter l’instant présent.

Alors lors de mon voyage solo en Australie, c’est avec cet appareil (1000D) que j’ai commencé à me spécialiser, sans m’en rendre compte, à la photographie de paysages. Je photographiais les animaux, les paysages, les couchers de soleil tout en admirant ce qui se trouvait autour de moi. Tout me plaisait, tout me touchait, et je trouvais la nature (et c’est toujours le cas) magnifique qui me laissait sans voix, et tout cela sans être consciente de ce que la photographie allait apporter dans ma vie. Je photographiais ce que j’aimais voir au travers de mon objectif et j’en prenais un plaisir monstre, mais à cette période-là, cela s’arrêtait là.

C’est bien plus tard que j’ai enfin pu mettre un mot sur cette excitation qui me gagnait pendant tous mes voyages et à chaque photo: la passion. Oui, je suis devenue passionnée de photos.

A l’heure actuelle, je ne peux plus me passer de mon appareil lors de mes voyages, il doit être avec moi, c’est une évidence, et c’est surtout, désormais, mon outil de travail car je photographie pour montrer la beauté du monde aux gens pour qu’à leur tour ils préservent la Terre en voyant toute sa beauté, cette beauté qui fait tout le charme de la planète bleue.

Quand j’ai débuté dans la photographie, je n’aurais pas pensé qu’un jour j’allais écrire ces lignes-là. La photographie m’a amené à admirer la beauté de cette planète derrière mon objectif, c’est aussi cet art qui m’a amené à vouloir parler de la Terre et de la nécessité de sa protection au travers d’articles illustrés de mes photos. Finalement, lorsque l’on reconstitue le puzzle, on se rend compte que ma rencontre avec Eva m’a permis de faire ce que je fais actuellement. Rien n’arrive par hasard ! Ne l’oubliez surtout pas!

Alors quel est le lien avec la plongée, vous allez me demander ? Eh bien, sous l’eau, je vais pouvoir prendre beaucoup de clichés d’animaux marins et de leur environnement pour sensibiliser les gens à la fragilité des océans, des mers et des lacs. Finalement, en regroupant la plongée avec la photographie, la vie m’a mis sur mon chemin deux disciplines qui, en finalité, se marie très bien l’une avec l’autre ou quand deux passions s’entrechoquent pour mieux rebondir ensemble !

La vie est bien faite !

Géraldine

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Géraldine

© 2019 – Wairua Kaieke

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Travel blogger and photographer from Switzerland.

I travel the world and with my photographs I show the beauty of the world in order to raise awareness to people about Planet Earth’s issues, and wildlife.

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